L’Edda

Quelques mots sur la mythologie nordique et ses symboles……………

Nous avons la chance de pouvoir conserver dans notre mémoire culturelle un certain nombre de textes mythologiques, certes fragmentaires dans leur ensemble mais néanmoins représentatifs de l’idéologie développée à une certaine époque par les civilisations du Nord de l’Europe.
L’entité spécifique de chacun de ces peuples était caractérisée par la connaissance qu’ils avaient acquise au fil du temps et qui leur ont permis de vivre en parfaite harmonie avec la nature.
Cette connaissance nous est donc parvenue sous la forme de récits fabuleux décrivant les épopées héroïques de Dieux et d’êtres souvent plus ou moins monstrueux qui peuvent aujourd’hui nous paraître trop facilement simplistes, archaïques et désuets à nos esprits trop matérialistes.
Cette nature et les êtres fabuleux qui l’a constitue, qu’ils soient représentés sous forme minérale,végétale, animale, humaine ou divine ne sont que la représentation des éléments constitutifs de l’Univers et des forces induites par le mouvement incessant des éléments qui le compose dans sa globalité et par les énergies vibratoires qui le parcourent en permanence.

Cet Univers dans son ensemble, nous le nommerons l’Être Universel pour bien faire comprendre qu’il est, à l’instar de l’être vivant dont l’être humain n’en est qu’une représentation microscopique, constitué lui aussi de formes intellectuelles, psychiques et substantielles, que nous pourrions définir comme des enveloppes.

De ces enveloppes, la plus inférieure est constituée de substance pouvant prendre une forme passive ou active, la première étant représentée sous la forme de Géants à la force démesurée qui pourraient nuire à la pérennité des Ases si ils en avaient la capacité et sont contraints d’utiliser la magie ou les illusions de la substance pour les tromper et échapper au courroux du Dieu Thorr.
La seconde, plus brutale et surtout incontrôlée car active, est représentée sous forme animale, comme par exemple celle du loup Fenrir qui aura pour mission d’enclencher le moment venu la destruction de l’Univers.

La seconde enveloppe que l’on pourrait nommer intermédiaire, est constituée d’identités psychiques représentées symboliquement dans sa partie inférieure par des divinités, les Vanes et dans sa partie supérieure par les Ases.
Ces Dieux, puisqu’on les nomme ainsi, par leurs actions, représentent les forces induites par le mouvement de la substance et leurs effets psychiques et physiques sur les Êtres vivants. Leurs actions sont inscrites dans le ciel et par l’ordre établi au début des temps par les mouvements vibratoires des planètes de notre système solaire. Pour permettre la pérennité de ce monde, les Dieux se doivent de s’entendre entre eux pour maintenir l’unicité primordiale de cet Être Universel et c’est ainsi qu’ils devront faire un jour, un pacte en crachant dans le chaudron magique pour mettre au monde un être incarnant la connaissance de la science des runes poétiques et qui devait être capable de guider les êtres vivants vers l’Unique Père Créateur.

Dans sa troisième enveloppe, celle dite supérieure, l’Être Universel est constitué d’identités intellectuelles représentées par le ciel et les étoiles fixes qui sont les émanations du père créateur le Dieu Alfard et dont les effets sont décrits par ses douze Noms, simple représentation des maisons astrologiques du ciel et dont il nous reste la trace encore aujourd’hui dans les douze constellations stellaires.
Ce sont dans les runes étoilées que sont fixées la destiné de cet Être Universel qui comme toute créature vivante et substantielle doit subir un jour une transformation ou métamorphose.

Au-delà de cette dernière enveloppe, l’Être Universel se résorbe dans le Non-Être et les notions d’enveloppes ne sont plus compréhensibles pour cet état. Le Père Créateur Alfard ne peut plus être déterminé par un nom car il est depuis toujours omniprésent, indéterminé et incompréhensible pour l’ensemble des créatures vivantes.
La notion de temps disparaît à son tour pour se muer en une nouvelle dimension ou le mouvement s’évanouit pour laisser place à l’omniprésence du présent de l’Infini……………..